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L’importance d’être sur les réseaux sociaux

La fausse page Facebook du maire de La Tuque

La fausse page Facebook du maire de La Tuque

Vendredi passé, la Ville de La Tuque a publié un communiqué de presse sur le vol d’identité du maire Beaudoin sur Facebook.

Voici les mots du maire cités dans ce communiqué :

Nous avons ici la preuve qu’il faut être prudent avec les médias sociaux. Je ne suis pas sur Facebook, alors quelqu’un a profité du fait que je n’avais pas de page personnelle pour se faire passer pour moi. Je tiens à dénoncer publiquement cette situation, pour éviter que les gens pensent que c’est moi, parce que je ne sais pas combien de temps ça va prendre avant de réussir à faire fermer cette fausse page. Je ne sais pas qui est derrière cela, mais je demande à cette personne de fermer ce compte. Ce n’est vraiment pas agréable de constater que quelqu’un utilise ta photo, ton nom et ton statut pour dire des choses sur toi qui sont complètement fausses

Le faux Normand Beaudoin a 121 amis Facebook et la page a été créée en 2011.

Le cybersquattage est un phénomène assez répandu sur les réseaux sociaux, même mon employeur a été victime il y a quelques mois, mais dans notre cas la situation a été détectée tôt et le dommage a été minimal.

Notre situation a été mitigée par le fait que la Ville de Châteauguay a une page Facebook officielle depuis mars 2011 et aujourd’hui elle compte plus de 1000 fans. Mais pour M. Beaudoin, je trouve qu’il devrait reconsidérer son absence sur Facebook. La grande dame des communications 2.0, Michelle Blanc, dans son livre, Les Médias sociaux 101, nous conseille :

Ne prenez donc pas les risques et sécurisez vos noms de marque sur tous les médias sociaux (même si vous ne vous servez pas de ces comptes pour l’instant). Commencez aussi à faire une veille efficace de vos marques et de votre nom, afin de vérifier ce qui se dit sur vous et de vous assurer qu’il n’y a pas de médisance à votre propos. Si vous laissez le champ libre, n’importe qui pourrait prendre votre place, et il y a de fortes chances que cela arrivera. Dites-vous qu’il est toujours plus facile d’agir que de réagir.

Bibliothèques publiques – un aide mémoire

Harrod’s librarians’ glossary :

“A library provided wholly or partly from public funds, and the use of which is not restricted to any class of persons in the community but is freely available to all.”

The librarian’s thesaurus. ALA :

“An agency established by a municipality, country, or region to provide materials and services to all residents within the jurisdiction. In some cases, «public library» is legally defined by state statutes. Funding for public libraries comes primarily from the local jurisdiction, with state and federal sources possibly providing additional funding.”

Introduction aux sciences de l’information sous la direction de Jean-Michel Salaün et de Clément Arsenault, page 32 :

“Les bibliothèques publiques s’adressent au public dans son ensemble, sans distinction d’âge, de sexe, de religion, de nationalité, de langue ou de statut social. Leurs principales missions sont l’information, l’alphabétisation, l’éducation et la culture selon l’UNESCO.”

Manifeste de l’UNESCO :

“La liberté, la prospérité, le progrès de la société et l’épanouissement de l’individu sont des valeurs humaines fondamentales, que seule l’existence de citoyens bien informés, capables d’exercer leurs droits démocratiques et de jouer un rôle actif dans la société permet de concrétiser. Or, participation constructive et progrès de la démocratie requièrent une éducation satisfaisante, en même temps qu’un accès gratuit et sans restriction au savoir, à la pensée, à la culture et à l’information.”

Il y a deux grands types des bibliothèques publiques, celles qui dépendent directement ou indirectement d’une ville et celles qui sont organisées dans un réseau pour couvrir un territoire plus vaste. Ces bibliothèques organisées en réseau ont un siège central avec une collection plus riche et plusieurs succursales dans la région desservie. Les ressources : les collections, les employés, etc. seront partagés entre les différentes succursales et le siège central.

Au Québec aussi, nous retrouvons ces deux types des bibliothèques :

  • Les bibliothèques publiques autonomes, qui relèvent directement d’une municipalité, ou d’un organisme désigné par la municipalité pour gérer la bibliothèque.
  • Les Centres régionaux de services aux bibliothèques publiques (CRSBP), connus aussi sous le nom de Réseau Biblio, vont desservir les communautés de moins de 5000 habitants. Les CRSBP fonctionnent comme une entreprise, ils sont gérés par un conseil d’administration. Leurs premières sources de financement viennent de la part du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.

 Les services

Selon Lauren Presley, dans So you want to be a librarian elle écrit :

“Public libraries are a model of customer service. They understand that they have to illustrate their usefulness to the community to continue to exist.” (p.36)

“Public libraries offer programming as a way to bring together, to educate community members, and to help increase awareness of their services. These programes also allow librarians to reach out to the community and to provide a community space.” (p. 37)

Donc, les bibliothèques publiques offrent une espace de rencontre pour la communauté. Ils vont organiser des clubs de lecture, un excellent moyen pour encourager la lecture et de rapprocher la communauté autour d’un sujet.

Ils ont aussi un rôle éducatif, les bibliothécaires vont promouvoir la littératie de la langue officielle pour ceux qui ne sont pas natifs de cette langue. Souvent, les nouveaux arrivants vont trouver dans les bibliothèques les ressources pour mieux comprendre la culture locale, de l’aide pour se préparer pour l’examen de citoyenneté et des informations concernant les élections.

Un autre aspect éducatif, c’est la promotion de la littératie informatique pour réduire la fracture numérique dans le sein de la communauté qu’ils desservent. Ils vont organiser des cours d’initiation dans l’utilisation des ordinateurs et de l’Internet.

L’accessibilité universelle des services offerts par les bibliothèques publiques est très importante et il a été réitéré dans le rapport d’ASTED de 2011, Bibliothèques d’aujourd’hui. Lignes directrices pour les bibliothèques publiques du Québec. Ceci inclut, la gratuité, la proximité, la prolongation des heures d’ouverture, les services à distance, les services adaptés et les services hors de mur (bibliobus, activités itinérantes).

Les usagers

Les bibliothèques publiques desservent le public en générale :

“Public libraries serve the general public. This means they have to keep a wide variety of people in mind. Public libraries serve the youngest members of the community to the oldest, the financially secure to the least. They serve people in every career and vocation. They also intend to serve all community members whether they walk through the library door or not.” (Presley, p.39)

Au Congrès des milieux documentaires de 2012, nous avons vu l’exemple de la Bibliothèque d’Utrecht, qui a un programme “Bienne démarrer ” pour les parents des nouveaux nés. Ils sont invités à la bibliothèque pour leur parler de l’importance de la lecture dans le développement de leur enfant.

Pour les très petits, les bibliothèques vont organiser plusieurs activités autour de la lecture, les heures du conte, les rencontres avec les auteurs, etc.

Pour les adolescents, le groupe le plus susceptible de s’éloigner les bibliothèques vont chercher des moyens pour les retenir comme usagers. Les bibliothèques vont utiliser les réseaux sociaux, vont créer d’évènements thématiques, des soirées de jeux et des tournois des jeux vidéo.

Pour les adultes les bibliothèques vont offrir l’accès aux livres, aux livres audio, aux livres numériques, aux journaux, etc.

 Tendances

L’ASTED dans son rapport de 2011 lance plusieurs recommandations :

  •  le développement durable (à prendre en considération pour tout rénovation et nouvelle construction)
  • accessibilité universelle, accès physique et  accès au services en ligne (WCAG 2.0)
  • la bibliothèque numérique, l’offre des livres numérique
  • utilisation des médias sociaux comme outil de communication
  • utilisation des logiciels libres
  • accès Internet sans fil
  • la bibliothèque comme espace communautaire

Si certaines communautés offrent leurs soutiens à leurs bibliothèques publiques et ils vont investir dans leur développement, voir même l’implantation des nouvelles bibliothèques, dans autres communautés nous observons une érosion des services de bibliothèque publique à cause de manque de financement. Pour sauver d’argent, les administrations locales vont réduire le nombre du personnel, ou ils vont les remplacer par des personnels non qualifiés. Certaines bibliothèques vont voir leurs horaires réduits et dans certains cas ils sont fermés.

Au Québec, en novembre 2012, le gouvernement a annoncé un investissement de 100 M$ dans les bibliothèques de Montréal. Une excellente nouvelle pour le monde des bibliothèques.

Des affiches laides pour nous convaincre d’aller voter

Nous sommes tous pris dans le vortex de cette campagne électorale et cette fois-ci, ce ne sont pas juste les politiciens qui nous fait chier, mais voici le Directeur général des élections aussi nous déprime avec une campagne de publicité dégueu.

Je ne sais pas qui ont été les cerveaux illuminés derrière cette campagne. Quels ont été leurs raisonnements?

« Nous devrons cibler les jeunes, parce qu’ils ne votent pas.

Qu’est-ce qu’on fait?

Ben, les jeunes aiment leurs téléphones mobiles, ils aiment prendre des photos stupides et de les poster sur Facebook. Apparemment, il y a un app pour ça, Insta quelque chose, puis, les photos sont tout rétro!

Wow, rétro! Rétro est cool! »

Alors, voici ce que nos petits génies ont fait :

Ai-je tort de penser que c’est une campagne déprimante au bout?

Est-ce que vous vous sentez plus déterminé d’aller voter, grâce à ces affiches?

Un exemple de formulaire de commentaire mal conçu

L’autre jour, je suis tombé sur l’article de Stéphanie Kennan, Savoir-vivre sur LinkedIn: soignez votre présence, que j’ai trouvé très intéressent, jusqu’à me pousser de laisser un commentaire. Je vous avoue, c’était ma première visite sur les affaires.com, alors, je ne savais pas à quoi m’attendre.

Je clique l’icône Commenter en bas de l’article et je tombe sur une page qui me demande de m’inscrire ou de m’identifier.

Ayoye! Ça commence mal…

OK, j’ai été encore assez enthousiaste pour cliquer le lien pour m’inscrire et là, je tombe sur un formulaire en trois étapes avec pleines questions obligatoires :

Formulaire d'inscription sur les affaires.com, première étape

Vous pouvez le deviner, j’ai été ben dégonflé. Tout mon enthousiasme a été en train de s’évaporer et je n’avais aucune envie d’écrire quoique soit, mais j’ai été curieuse de voir jusqu’à où cette aberration peut aller.

Alors, j’ai rempli les questions dans la première étape et voila, dans la deuxième pas, les affaires me pose un autre paquet des questions inutiles, cette fois-ci il m’oblige pas de répondre, mais nous sommes encore, en plein, dans la perte du temps des lecteurs.

Formulaire d'inscription sur les affaires.com, deuxième étape

Dans la troisième étape, on va choisir l’infolettre.

Oh! C’est cool! Des infolettres personnalisées! Je ne savais pas, qu’est-ce que manque de ma vie, encore une infolettre!

Formulaire d'inscription sur les affaires.com, troisième étape

Entre temps que j’ai passés à travers les différents choix, j’ai oublié une bonne partie de ce que je voulais écrire comme commentaire.

Comme coup de grâce, à la fin de ce calvaire, je m’attendais d’être déjà connecté, après tout, j’ai répondu à toutes les questions obligatoires, mais non, les affaires.com me demande de m’identifier…

Un peu plus sur les affaires.com

Pour ceux qui ne sont pas de Québec, voici un extrait de leur site :

« La plus importante salle de rédaction spécialisée en économie du Québec. Plus de 30 journalistes, ainsi qu’un réseau de pigistes et d’experts reconnus dans le milieu des affaires.

Plus de 300 000 visiteurs uniques par mois, qui totalisent 3,5 millions de pages vues. »

Je ne sais pas si quelqu’une a remarqué, les commentaires sont presque introuvables sur ce site.

Alors, si vous voulez que le monde laisse des commentaires sur votre site, s’il vous plaît, évitez d’emmerder vos lecteurs.

Étude de cas EconomicNews.ca

EconomicNews.ca a été le portal des nouvelles macro-économiques de l’agence de presse CEP News. Le site a été mis en ligne au début de l’année 2007 et il a fonctionné jusqu’au mois de mai 2009. Il avait deux sections : CEP News Online, avec des articles et des informations utiles sur l’économie, accessible gratuitement et CEP News Pro, avec du contenu enrichi pour les abonnées.

Au début


Au moment de mon arrivée au CEP News en août 2007, le site Web nécessitait des changements majeurs pour organiser et présenter mieux la richesse informationnelle du contenu.

Le site ne présentait pas une hiérarchie nette de l’information. Ainsi, des articles de fond étaient cachés par des nouvelles d’intérêt secondaire.

Le site était plutôt difficile à naviguer à cause de son menu mal organisé; les articles n’avaient pas des illustrations et cela donnait, à la première vue, une impression générale fastidieuse.

De plus, l’aspect de l’optimisation pour les moteurs des recherche (SEO) avait été complètement négligé.

La marque

Compte tenue du fait que la pierre angulaire de n’importe quel projet en communication est la définition de l’identité corporative et la création d’une stratégie de marketing ancrée dans une image de marque hors de commun, mon but initial a été de créer un nouveau logo et de rédiger un guide des normes graphiques.

Le logo devrait suggérer : The Canadian source of global economic news
Logo CEP News

Ultérieurement, ce logo a été remplacé à la fin du 2008 par une nouvelle version afin de représenter mieux l’aspect global de nos nouvelles.
Logo CEP News

EconomicNews.ca Version 2.0


La mise en page que j’ai proposée visait à corriger les problèmes de l’ancienne version du site. Les couleurs, la proportion des différents éléments, l’organisations des informations ont été changés pour faciliter la navigation des visiteurs. Trouver l’information pertinante dans le plus bref delai est cruciale dans la monde du finance. Ayant cette raison en tête, j’ai redessiné le site.

Pour cette version redessinée, l’équipe avec laquelle j’ai travaillé a utilisé pleinement des techniques Web 2.0, d’un côté, pour organiser mieux l’information et créer des liens entre les différentes sections du site, et d’un autre côté, pour créer l’image d’un site nouveau, moderne et branché.

J’ai créé une base de données avec plus que 500 illustrations, qui a fait la joie des nos rédacteurs et des nos lecteurs.

Le nouveau site a également permis à notre équipe de vente de proposer aux clientes des solutions de publicité en ligne diversifiée et flexible.

Conclusions


À mon arrivée, EconomicNews.ca avait presque 300 visiteurs uniques par jour. Après le lancement de la version 2.0, le nombre de visiteurs a grimpé exponentiellement. Dans les derniers jours du site, EconomicNews.ca recevait chaque jour entre 20 000 et 35 000 visiteurs uniques.

Avoir une mise en page structurant l’information d’une manière logique et une architecture de site facilitant la navigation est un des ingrédients principaux pour être compétitif sur le Web.

Le succès de EconomicNews.ca ne s’explique pas seulement par les changements d’ordre visuel. Une équipe des professionnels du marketing, de la programmation, de l’IT et du design (représenté par le soussigné) a contribué à ce succès. Le visiteur potentiel du site était au coeur des nos efforts. C’est pour lui que nous avons conçu la manière la plus adéquate de présenter le matériel fournis par les excellents journalistes du EconomicNews.ca.

D’ailleurs, l’amélioration d’un site Web est un processus continuel. Car, si d’une part, la technologie est dans un changement constant, de l’autre part, les utilisateurs changent eux aussi leurs habitudes. Bref, pour avoir des résultats optimaux et rester compétitif, un site Web doit suivre ces changements.

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